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Paris - mardi 03/03/04
Victime de son hyper vulgarisation, la musique électronique n'est manifestement plus Hype. Prémices d'une fin de cycle, c'est un énorme soulagement qui s'annonce dans les chaumières.
Certains s'en extasieront, à l'instar de vieux réacs restés scotchés sur Led Zep, au même titre que de jeunes collégiennes, fans de placébo et préférant de loin, une intraveineuse de Starc Ac'.
L'électro ne disposerait donc plus aujourd'hui de sa flamme originelle. Celle-ci ne serait plus aussi fédératrice qu'elle ne l'eut jadis été. Et comme tout courant musical en fin de cycle, elle aura d'abord suscité : expérimentation, ascension, officialisation, récupération puis vulgarisation. Les deux premières étapes étant artistiquement les plus intéressantes.
L'innovation euphorique des débuts a donc laisseé place à une affligeante ringardisation mercantile. Incessament diffusée dans de nombreux lieux publics et informels, elle envahit plus que jamais la sphère télévisuelle via pubs et génériques ; au même moment où sur les dancefloors, nombre d'aficionados et de technophiles s'arrachent plus que jamais les cheveux.
Seule exutoire, une poignée de clubs aux programmations musicales très élaborées et pointues, défendent dès lors, l'idée d'un renouveau, prônent activement l'émergence d'une électro acoustique se voulant être à la fois pointue, minimaliste et très avant-gardiste.
En perte spectaculaire d'authenticicté et victime de sa propre saturation, l'électro actuelle semble être encline à suivre une trajectoire équivoque à celle de bon nombre de courants musicaux. Marquera-t-elle notre histoire commune ?
A l'instar du rock, de la funk ou encore de la disco, l'électro a également connu son âge d'or. Une époque durant laquelle, son industrie s'est très vite empressée de la traire, jusqu'au point même de l'édulcorer.
En revanche et quelque soit le scénario qui s'inscrira à l'avenir, il en restera que bon nombre de vies ont été transcendées, alors que d'autres, traumatisées, restèrent incapables de la décrypter.
Illustration graphique : sebjarnot.com
Publié par knuckles à 21:06:44 dans L'observatoire Player Park | Commentaires (0) | Permaliens
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