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Russie | 24 avril 2006

Le milliardaire russe Vladimir Potanine a annoncé vendredi qu'il allait animer une émission de téléréalité inspirée de celle du magnat américain Donald Trump, The Apprentice, diffusée sur NBC, où le gagnant se voit proposer un emploi de rêve dans une entreprise de l'homme d'affaires. " Je veux que les gens, notamment les jeunes, voient que le succès dans la vie, y compris dans les affaires, ça n'arrive pas tout cuit, mais que c'est le résultat d'un labeur, de ses études et d'un travail sur soi ", a expliqué Vladimir Potanine, dans un communiqué de la chaîne TNT, qui diffusera le programme. Propriétaire du géant des métaux Norilsk Nickel et président du holding Interros, Vladimir Potanine est un de ces " oligarques " russes ayant fait fortune lors des privatisations controversées des années 1990 en Russie. L'émission, intitulée Candidat, doit commencer à être diffusée à la fin de l'été.

Le gagnant se verra attribuer un poste de cadre pour un salaire annuel de trois millions de roubles par an [plus de 109 000 dollars ou 88 000 €]. Le but est de changer " l'image négative des entrepreneurs " en Russie, a expliqué et affirmé le directeur général de TNT [qui fortuitement appartient au géant gazier semi-public Gazprom], Roman Petrenko, qui a précisé que Vladimir Potanine animerait gratuitement l'émission. Encore heureux car s'il faut à présent être payé lorsque l'on fait un p'tit geste, je veux bien faire un don.

Publié par knuckles à 12:15:01 dans Bureau des tendances | Commentaires (0) |

Médiamétrie | 24 avril 2006

Médiamétrie a annoncé vendredi dans un communiqué l'augmentation de la valeur du point d'audience télévision pour 2006, afin de prendre en compte la croissance de la population française et de son équipement télévisuel. Le point d'audience, qui est multiplié par l'audience moyenne ou taux moyen, permet de calculer le nombre de téléspectateurs qui ont regardé une émission. La valeur du point télévision est désormais de 560 600 pour les individus âgés de 4 ans et plus, de 481 400 pour le public âgé de 15 ans et plus et de 104 700 pour la cible ménagère de 15 à 49 ans , précise le communiqué. Selon Médiamétrie, on peut utiliser au choix la valeur du point 2005 [550 400 pour les téléspectateurs de 4 ans et plus] ou la valeur 2006, pour la période allant du 1er janvier 2006 au mois de mai.

Publié par knuckles à 12:09:30 dans Audiovisuel et Marché | Commentaires (0) |

Harry Roselmack | 24 avril 2006

A 33 ans, Harry d'origine Martiniquaise car il faut semble-t-il devoir le préciser au sein de notre République, a travaillé à RFI, France Info et La Chaîne Météo - ceci avant de présenter les infos sur Canal et iTélé. Bon j'ai scrupté le Blog de David Scheiderman fait de Bing et de Bang, pour m'apercevoir qu'un mardi 7 mars, il titrait Et si on Wikipédiait Harry Roselmack ? Brève recherche ce matin sur les antécédents professionnels de ce nouveau Joker de TF1, ses scoops éventuels, les traces de son passage chez France Info. Mais pas grand chose sur la toile, à part des interrogations enamourées sur son statut matrimonial. Pas la moindre trace (et c'est heureux) de ses vacances à Bali. Aucune information sur la couleur de ses bermudas. En savez-vous davantage ?

Moi, en revanche, je me demande s'il préfère les porter noir, vert, jaune, bleu, rouge ou blanc. Certains journaux titrèrent le 7 mars 2006 : Un 20h00 présenté par un noir d'origine Martiniquaise sur la première chaîne de télévision ! Thomas Hugues invité à l'émission En aparté, ne s'est semble-t-il, toujours pas remis de ce petit électrochoc. Le Player Park verse une petite larme en pensant à l'épée d'Amoclès qui s'est abattue sur le conjoint de Laurence Ferrari. En revanche, la question suivante me trotte l'esprit. Si PDDA durant ses congés d'été était simplement remplacé par un(e) journaliste d'origine Corse ou Bretonne, la même question se serait-elle posée ?

Player Park dans sa fioriture incarnée est tout simplement et modestement un autre regard plutôt corrosif sur notre Monde de Con.

Publié par knuckles à 11:15:33 dans L'observatoire Player Park | Commentaires (1) |

Aperçu d'un jeudi après-midi | 24 avril 2006

Je déguerpis, horrifié, et remonte l'Avenue, titubant vers la maison, mais des gens, des endroits, des magasins se mettent sans cesse sur mon chemin, et quand dans la Treizième un dealer me propose du crack, je sors machinalement un billet de cinquante et l'agite sous le nez, et le type fait " Oh la vache ", éperdu de reconnaissance, et me serre la main, me glissant dans la paume cinq ampoules que j'entreprends d'avaler sous le regard faussement amusé du dealer qui tente de dissimuler sa profonde angoisse, et que j'attrape par le cou coassant " Le meilleur moteur, c'est celui de la BMW 750 iL, mon haleine puant, puis je me dirige vers une petite cabine téléphonique et me mets à raconter n'importe quoi à l'opératrice, avant de me décider à éjecter ma carte, me retrouvant soudain en ligne de la réception de Xclusive, annulant un rendez-vous pour un message que je n'ai jamais pris. Je parviens à retrouver mon calme en contemplant mes pieds, chassant les pigeons à coups de mocassins. A testoni et, sans y prendre garde, j'entre dans un restaurant minable de la Deuxième Avenue et, toujours aussi secoué, ahuri, en sueur, me dirige vers une petite grosse, juive, vieille aussi, et atrocement habillée.

Ecoutez, dis-je, j'ai réservé, au nom de Bateman. Où est le maître d'hôtel ? Je connais bien Jackie Manson. Il y a de la place soupire-t-elle, tendant le bras vers le menu, pas besoin de réserver. Elle me conduit à une table abominable, au fond, près des toilettes et, lui arrachant le menu des mains, je m'installe précipitamment dans un box, sur le devant. En voyant les prix, la panique s'empare de moi - C'est une plaisanterie ou quoi ? - et sentant une serveuse près de moi, je passe ma commande, sans lever les yeux.

Un cheeseburger, pas trop cuit. Désolé, Monsieur, pas de fromage. Casher. Je ne vois pas du tout ce qu'elle veut dire. Très bien. Donnez-moi un casherburger, mais avec du fromage, du Monterey Jack, par exemple, et... Oh, bon Dieu... Je sens les crampes qui reviennent. Pas de fromage, Monsieur, dit-elle. Casher. Mais bon Dieu, c'est un cauchemard ou quoi, espèce de connasse de Juive ? fais-je à voix basse. Du fromage blanc, vous en avez du fromage blanc ? Apportez-en. Je vais chercher le patron, dit-elle. Bon, comme vous voudrez. Mais en attendant, apportez-moi quelque chose à boire, fais-je d'une voix sifflante. Oui ? demande-t-elle.

Un... un milk-shake à la vanille. Pas de milk-shakes. Casher..., dit-elle. Je vais chercher le patron. Non, attendez. Je vais chercher le patron, Monsieur. Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? fais-je écumant, mon AmEx platine déjà posée sur la table graisseuse. Pas de milk-shake. Casher... dit-elle, lippue, une de ces milliards de créatures qui ont défilée sur cette planète. Alors apportez-moi un lait malté, nom de Dieu... un lait malté à la vanille ! Je hurle, éclaboussant de salive le menu ouvert devant moi. Elle me regarde sans réagir. Et super épais ! Elle s'éloigne pour aller chercher le patron, et quand je le vois arriver, copie conforme de la serveuse, en chauve, je me lève et hurle. Allez vous faire foutre, bande d'enfoirés d'attardés de youpins, et sors en courant du restaurant  [...]

Bret Easton Ellis, American Psycho

Publié par knuckles à 10:28:18 dans Bureau de style | Commentaires (0) |

Nuit gravement à la journée | 23 avril 2006

 

Le jour c'est la guerre. Ceux qui ne veulent pas d'Europe, ceux qui en veulent beaucoup, ceux qui en veulent mais on peur de ne plus se faire rembourser leurs antidépresseurs, ceux qui n'en veulent pas mais on peur de laisser les Américains décider. La nuit on sort. On danse sur du Hip-Hop Ricain. On drague des Italiennes. On raconte des blagues Belges. On fume du Shit Turc. On bouffe du Grec. On deale du Russe. On boit de l'Irlandais. On compare les Clubs Allemands. On va à Dam. On bouge sur Praque, Dublin et Londres. 

On rêve de Barcelonne. On se bourre la gueule avec des Roumains. On se bastonne avec les Yougos. Le jour on s'étrique. Peur pour l'avenir. Comptes bancaires. Les enfants. La retraite. La santé. La nuit on s'enivre de musique et d'alcool. La carte fume. On se bourre de drogues pour doubler de BPM. On se défonce aux décibels. On se purge à la Tequila, au Sky et à la Vodka. On couche sans capote.

Source : Antijour Edito

Publié par knuckles à 21:21:22 dans Bureau de style | Commentaires (0) |

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