Je publie juste ça et je me casse aussi... Petite promo pour l'oeuvre musicale d'Aurore et son Décalage qui a le soutient de la bande du Player Park. Son espace est moins merdique et corrosif que le nôtre. Etant donné que nous sommes de vieux branleurs chapotés par un immonde tyran sans foi ni loi. C'était juste ma dernière contribution. Tout compte fait c'est plutôt bien de se mettre en marge.
Dr Dude
Publié par knuckles à 13:40:47 dans Bureau des tendances | Commentaires (6) | Permaliens
EXTINCTION DES FEUX
Au regard des multiples attaques déplacées dont ce mini-site a fait l'objet au cours de ces 72 dernières heures, il a été décidé de mettre fin a sa mise à jour. Ce fut une belle expérience intéressante et enrichissante d'un point de vue cyber-socio-culturelle. Des conclusions ont été tirées de ce phénomène boule de neige. De nombreux sujets n'ont point été traités. Il se peut qu'une refonte du site ait lieu un jour sur un autre serveur et non sa destruction. Car il est important d'en laisser une trace.
Le web 2.0 a un grand avenir devant lui. Selon certains observateurs cette technologie devra progressivement remplacée les applications de bureau traditionnelles. Il y a plus d'un an, il se créait un blog toutes les 6 secondes. De nombreux articles de presse, se sont plongés sur ce nouveau phénomène qui suscite curiosité, controverse, scepticisme et parfois polémique ; tant certains sujets abordés peuvent être considérés très touchy. Il nécessite cependant un certain courage quand il s'agit d'affirmer clairement ses positions et ce dans une société, une ère qui se veut de plus en plus lisse et aseptisée. La différence dérange, inquiète, fait peur, génère des interrogations. Une phrase mal placée, un ton employé, un zeste de 2nd degré, est souvent mal décrypté. Il est certain qu'il est peu recommandé de ne point faire preuve de cynisme, dans le cadre d'une situation éphémère ou face à une personne qui malencontreusement ne s'arrête qu'à votre maintien, votre style vestimentaire ou votre manière de vous exprimer.
Je ne suis ni pédant, ni homophobe, ni xénophobe [je serai certainement un peu mal placé pour l'être], ni sexiste, ni extrémiste, ni suffisant, ni arrogant comme certaines personnes veulent bien le croire. Il ne m'a jamais dérangé de ne point susciter l'unanimité. Si c'était le cas, ma vie en aurait été bien triste. Je n'aurai aucune motivation à me lever le matin, m'exprimer, échanger des points de vue, m'évader, aller à la rencontre des uns et des autres, faire évoluer modestement certains cas de conscience, partager une information, compatir, aimer, séduire, protéger, m'inquiéter, voire m'énerver. Pour ma part l'expiation de ma colère, n'est que bénine.
Dans un univers urbain, où les bois ne courent pas les trottoirs et les rues, il s'avère très difficile de crier son désarroi, son amertume et ses déceptions. Nous vivons dans une société bien hypocrite. Une société dans laquelle l'intérêt prime sur la raison. Il est vrai qu'il apparaît parfois quelques minces élans de solidarité mais ces derniers sont corrélés à des motivations individuelles aussi diverses que variées. Je préfère être plutôt controversé, qu'incipide, inexistant, terne et austère. Je ne suis pas allé au bout de mon projet et je n'ai cependant aucun regret. La véritable raison pour laquelle, je décide de passer en mode Ghost, est inhérente au fait que ce Park me pose un problème très personnel. Surtout lorsqu'il est épluché régulièrement par des personnes qui ne vous veulent pas que du bien.
Il représente un bon baromètre afin de prendre votre poul. Le meilleur moyen d'anéantir une personne est de l'attaquer dans sa sphère privée. Hors, depuis la genèse du site, je n'ai pris que des photos, réalisé des mini court-métrages ou écrit des nouvelles que sur des bribes de ma petite et modeste vie. Certains pensent à priori, avoir cerné ma personnalité mais ce ne sont que des insights.
Knuckles Lantrowsky
Publié par knuckles à 12:14:37 dans Bureau de style | Commentaires (6) | Permaliens
Darth Lantrowsky ou comment basculer du côté obscure et ce, en l'espace de moins de vingt-quatre heures, quarante minutes et trente-six secondes. Nous en sommes déjà au quatrième soir de cette BLOG WARS. J'ignore combien de temps, elle risque encore de s'éterniser. Je dois reconnaître, que je n'ai jamais autant été obligé de matraquer une personne, afin de la mettre hors d'état de nuire. Certaines Playeuses de la 14ème heure, n'ont toujours pas saisi les raisons de cet acharnement. Qui sème le vent, récolte la tempête.
K.L
Publié par knuckles à 01:34:37 dans Bureau de style | Commentaires (0) | Permaliens
Londres, au 21ème siècle... Evey Hammond ne veut rien oublier de l'homme qui lui sauva la vie et lui permit de dominer ses peurs les plus lointaines. Mais il fut un temps où elle n'aspirait qu'à l'anonymat pour échapper à une police secrète omnipotente. Comme tous ses concitoyens, trop vite soumis, elle acceptait que son pays ait perdu son âme et se soit donné en masse au tyran Sutler et à ses partisans. Une nuit, alors que deux "gardiens de l'ordre" s'apprêtaient à la violer dans une rue déserte, Evey vit surgir son libérateur.
Publié par knuckles à 20:53:01 dans Bureau de style | Commentaires (2) | Permaliens
Je me retrouve en train de déambuler dans le vieux quartier, au sud de la Quatorzième Rue. Ma montre s'est arrêtée, et je ne sais pas très bien qu'elle heure il est. Dix heures et demie, quelque chose comme ça. Des types passent, des noirs qui proposent du crack, ou cherchent à vous fourguer des billets pour une soirée au Palladium.
Je dépasse un kiosqque à journaux, un pressing, une église, un petit restau. Les rues sont désertes ; le seul bruit qu'on entende, c'est de temps à autres, un taxi en maraude, se dirigeant vers Union Square. Un couple de pédés décharnés passe devant la petite cabine téléphonique où j'écoute les messages du répondeur, tout en contemplant mon reflet dans la vitrine d'un brocanteur.
L'un deux me siffle, l'autre rit, d'un rire cadavéreux, horrible. Une affiche déchirée des Misérables balaie le trottoir craquelé, souillé d'urine. Un révèbère rend l'âme. Un type pisse dans une ruelle, par-dessus Jean-Paul Gaultier. De la vapeur émane du sous-sol de la rue, tourbillone, s'évapore. Les trottoirs sont ponctués de sacs d'ordures, gelés. La lune basse, pâle, est suspendue juste au sommet du Chrysler Building. Quelque part du côté de West Village, le cri d'une sirène d'ambulance. Le vent l'emporte. Un écho, puis plus rien.
Le clochard, un noir, est allongé sur une grille, sur le seuil d'un magasin de brocante abandonné, dans la Douzième rue, entouré de sacs à ordures, avec près de lui un caddy de chez Gristede, chargé de ses effets personnels, je suppose : des journaux, des petites bouteilles, des boîtes de conserves. Un carton peint à la main est accroché à l'avant du caddy : J'ai faim Je n'ai pas de maison. Un chien, un petit bâtard à poils ras, maigre comme un clou, est allongé à côté de lui, une laisse de fortune attachée à la barre du caddy
[...] Pourquoi ne prenez-vous pas un travail ? fais-je le billet toujours en main, mais hors de portée du clochard. Si vous avez faim à ce point, pourquoi ne pas travailler ? Il inspire profondément, frissonne, répond enfin, entre deux sanglots : J'ai perdu mon emploi... Pourquoi ? fais-je avec un intérêt. Vous buviez ? C'est pour ça que vous l'avez perdu ? Ou bien vous trafiquiez ? Je plaisante. Non sérieusement, vous buviez au boulot ? Il serre les bras autour du corps, et dit, suffoquant : j'ai été viré. Ils m'ont licencié. Je hoche la tête. Mince, mmmm, ça c'est moche [...] Pourquoi n'en prenez-vous pas un autre ? m'inquiers-je. Un autre travail ? Je ne suis pas... Il tousse, tassé sur lui-même, secoué de violents tremblements, pathétique, incapable de finir sa phrase. Vous n'etes pas quoi ? fais-je d'une voix douce. Pas qualifié ou quelque chose comme cela ? J'ai faim chuchotte-t-il ? Je sais. Ma parole, on dirait un disque rayé. J'essaye de vous aider... Ma patience commence à s'épuiser. J'ai faim. Ecoutez, croyez-vous que c'est juste, de prendre de l'argent à ceux qui ont un emploi ?
Bret Easton Ellis, American Psycho
Publié par knuckles à 19:46:38 dans Bureau de style | Commentaires (0) | Permaliens
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