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Assassin de la Police - Sélection Père Fouettard | 24 juin 2006

Publié par knuckles à 14:14:38 dans Bureau de style | Commentaires (0) |

Diaporama | 24 juin 2006

 

Le Spécial Pop Economie du magazine des news, culture & société, en main - j'y apprends que Clémentine Autain, 33 ans, l'adjointe du Maire de Paris et ses jolies petits yeux verts, s'est tout simplement intérrogée sur la question du Salaud - en ayant co-écrit : Salauds de Jeunes, publié chez Robert Laffont.

Hier soir, entre un match de coupe du monde palpitant et classé décisif, j'y apprends par mail et Flash Spécial qu'Air Force One, l'avion présidentiel, aurait été tagué pendant la nuit avec une inscription "Still Free" par un groupuscule de grapheurs confirmés. Sur une vidéo montrant la scène du crime et diffusée anonymement sur une dizaine de sites Internet, on reconnaît parmi eux Marc Ecko, fondateur de la marque de sportswear éponyme, en pleine action de vandalisme.

24 heures après les événements, l'information avait déjà fait le tour du monde grâce à une couverture média sans commune mesure. Avec plus de 100 reprises dans les journaux télévisés, 17 000 dans la presse internationale et relayée sur plus de 3500 sites, la nouvelle a pris une ampleur inouïe. Alors, info ou intox ?

Les directeurs créatifs Brian Beletic et Duncan Marshall de l'agence droga 5 New York ont en réalité loué un Boeing 747 à l'aéroport de San Bernardino, Californie et l'ont repeint à l'identique. Je sais, vous auriez tant aimé que ce soit vrai. Mais le pari est réussi.

La ressemblance a floué tout le monde, même les membres de la Maison Blanche. Une campagne de Buzz, version pop culture qui a tout de même rapporté à la marque plus de 12 millions de clicks sur son site, une visibilité qui a touché 23 millions de visiteurs uniques sur la Toile, sans parler des médias de mass traditionnels.

L'opération a valu à l'agence un joli Lion d'argent à Cannes (catégorie médias) et les compliment appuyés du jury. "Stillfree" - était un magnifique cas d'étude de contenu diffusé via une campagne virale, a commenté Renatta Mc Cann, présidente du jury des Media Lions.

[ K.L ]

Publié par knuckles à 13:54:36 dans After A comes Art | Commentaires (3) |

Julien Daïan Quintet & DJ Borz | 24 juin 2006

Petit Clin d'oeil d'aprèm à un Quintet oscillant entre Jazz, électro, soul et hip hop. Bribes d'un jeudi soir, bercé de retrouvailles - jeux de pistes et dépendances. Une prochaine odyssée nocturne, une Carte Blanche, le Jeudi 29 de ce mois - un lieu : l'Entrepot du côté  du 7/9 de la rue Francis de Pressenge. Accompagné de quelques Pure Players, j'envisage tout simplement d'être à nouveau de la fête. A Jeudi.

[ K.L ]

Publié par knuckles à 13:00:10 dans Itinéraires | Commentaires (0) |

Hey bulldog - The Beatles | 22 juin 2006

Publié par knuckles à 04:09:28 dans Itinéraires | Commentaires (2) |

Les enfants | 22 juin 2006

Je suis retourné dans la salle multimédia et j'ai allumé l'écran plasma. 1941 passait encore sur Channel 64, le son coupé. J'avais vu ce film avec mon père en décembre 1979 au Cinerama à Hollywood. 1941 était l'année de naissance de mon père. Et au bout de quelques secondes - le temps de comprendre tout ça - j'ai entendu le ton familier de la voix d'AOL répétant inlassablement, depuis l'oridnateur dans mon bureau : "Vous avez un e-mail, vous avez un e-mail..." En entrant dans le bureau, j'ai vu que je recevais un rouleau sans fin d'e-mails en provenance de la Bank of America à Sherman Oaks.

Lorsque je me suis assis devant l'ordinateur, les e-mails ont brusquement cessé de défiler. Pendant cette longue nuit, je suis resté longtemps hébété, dans l'attente de quelque chose, pendant que ma famille dormait à l'étage au-dessus.

Tout autour de moi, vibrait légèrement, et je ne cessais de m'imaginer une rivière de cendres grises coulant à l'envers. Au début, j'étais rempli d'un certain émerveillement, mais quand je m'apercevais que ce n'était lié à rien de particulier, l'émerveillement sombrait dans la peur. Et cela a été suivi par le chagrin et les échos perçants d'un passé dont je ne voulais pas me souvenir, et je me suis donc concentré sur les prédictions qui se répercutaient en moi et qu'il m'a fallu alors, en raison de leur nature sombre, ignorer.

La dénégation totale me détachait délicatement de la réalité - mais pour un moment seulement - parce des lignes se connectaient à d'autres lignes, et progressivement tout un réseau se formait et devenait cohérent, avec une signification particulière, et finalement, émergeant du vide, une image de mon père : son visage était blanc, ses yeux fermés dans le repos, et sa bouche une simple ligne qui bientôt s'ouvrait pour hurler.

Mon esprit ne cessait de se murmurer des choses, et dans mes souvenirs tout était là - la maison en stuc rose, la moquette longue et verte, les maillots de bain de Mauna Kea, nos voisins Susan et Bill Allen - et je pouvais voir la 450 SL crème de mon père alors qu'elle changeait de file sur une autotroute bordée de citrus, fonçant vers une rampe de sortie, pas loin d'ici, SHERMAN OAKS, et plusieurs fois pendant la nuit ou tôt le matin du 4 novembre - j'ai ri - incrédule - en entendant les bruits retentir dans ma tête et je n'arrêtais pas de parler tout seul, mais j'étais un type qui essayait d'avoir une conversation rationnelle avec quelqu'un qui perdait la boule - et je criais laisser tomber, laisser tomber, et je ne pouvais plus éviter de reconnaître un fait qu'il me fallait accepter, mon père voulait me donner quelque chose. Et alors je répétais son nom, j'ai compris ce que c'était. Un avertissement.

Lunar Park, Breat Easton Ellis

Publié par knuckles à 03:35:37 dans Bureau de style | Commentaires (0) |

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